SEMER DES ARBRES

Dans cette ode à l’arbre, Carmelle nous offre une vision lyrique de la vie de cet être majestueux. Elle exprime sa conviction profonde de l’importance du sensible, du vivant, dans nos vies, utilisant la structure de l’arbre et de la forêt comme véhicule en nous révélant une existence sensible figée dans cette structure immuable.
Son travail concentre notre attention sur la croissance végétale et la perfection esthétique présente dans la nature, tout en interrogeant les notions de traces, de temps et de mémoire. Exprimer ce qui est invisible et pourtant si présent constitue pour elle une invitation à parcourir le chemin vers les liens subtils entre l’homme et la nature.

ORIGINE
En parallèle à l’intuition et à l’expérimentation, la recherche est omniprésente dans sa création. Carmelle puise à différentes sources scientifiques, poétiques, artistiques.
Elle est fascinée par les travaux et la passion du botaniste, biologiste et dendrologue Francis Hallé, ainsi que par la pionnière à l’origine des recherches sur les « arbres mères » et leurs réseaux mycorhiziens, Suzanne Simard.
Le travail de cette exposition est inspiré par le symbolisme, par l’invisible et par le sensible que l’on retrouve dans les cernes de croissance.
Les cernes de croissance, indicateurs de la vie des arbres, révèlent leur âge, leur histoire climatique et leurs adaptations, notamment comment leur structure évolue face aux contraintes (pression environnementale, tempêtes, etc.

Au fil des millénaires, les espèces ont développé et cultivé, au cœur de la forêt silencieuse, des facultés étonnantes. Ces dons et capacités leur permettent de tisser entre elles un réseau prodigieux, fait de communication et d’entraide.ntre elles un réseau prodigieux, fait de communication et d’entraide. Suzanne Simard
Les cernes de croissance, indicateurs de la vie des arbres, révèlent leur âge, leur histoire climatique et leurs adaptations, notamment la manière dont leur structure évolue face aux contraintes (pression environnementale, tempêtes, etc.).
INSPIRATION
Au cœur des forêts boréales, soumises à des cycles saisonniers alternant croissance et repos, les arbres ajoutent chaque année une couche de bois à la périphérie de leur tronc. Ces marques temporelles, accumulées sur plusieurs décennies, voire plusieurs siècles, deviennent les témoins silencieux du temps qui passe. Ces anneaux, tels des chapitres gravés dans leur essence, racontent une histoire détaillée de leur vécu, du cœur jusqu’à l’écorce, révélant les différentes couches de leur être : le duramen, l’aubier et le cambium. Ils captent le temps de manière similaire à une photographie, offrant une empreinte unique de notre histoire.
La forêt forme une vaste communauté reliée par le mycélium, la partie végétative souterraine des champignons, constituée d’un réseau de filaments. Cette toile permet au monde végétal de communiquer entre espèces, de contribuer aux besoins de la collectivité et de se protéger mutuellement.
Pour Canopée, Carmelle a imaginé cette communauté vivante. Jacques Tassin, dans son ouvrage « Croire aux arbres », souligne qu’appréhender véritablement l’essence d’un arbre nécessite un retour à un état de perception plus intuitif, semblable à celui que nous avions dans notre enfance, et que nous avons souvent perdu avec le temps.
Enfant, Carmelle accompagnait son grand-père en forêt pour cueillir du thé des bois et écouter les arbres respirer. Ces souvenirs évoquent pour elle un lien intuitif avec la nature. Ces expériences sensorielles ont ainsi marqué le début d’une relation personnelle avec la forêt. Depuis ce moment, une nécessité intérieure la guide à explorer et à renouer avec cet univers.
SÉRIE BORÉALE
Pièce maîtresse de l’exposition, la série Boréale est réalisée de pigment, graphite, encre et acrylique sur carton pulpe.
Années : 2023 et 2024
Dimensions : 50,5 x 41 cm
Pour la série Canopée, Carmelle s’est inspirée d’une technique d’impression de pellicule acrylique, développée par Marcel Saint-Pierre, qu’elle expérimente à sa façon. Elle présente dans ce travail, sa vision de la canopée, telle une empreinte de cette communauté vivante.

Fusain, pigment, acrylique sur toile de lin 40 x 40 cm
CANOPÉE
Pour cette série, Carmelle a élaboré une interprétation personnelle d’une technique de transfert d’impression de pellicule d’acrylique, mise au point par Marcel Saint-Pierre dans les années 1980.
Elle travaille la peinture acrylique en la diluant avec de l’eau et un médium, puis l’applique sur le support en strates successives. À l’observation attentive de Canopée 1 on distingue des empreintes de feuilles d’érable intégrées à l’une des couches.
Réalisée en 2024
Pellicule d’acrylique sur papier Arches Rives BFK
Dimensions : 76 x 56 cm
Réalisée en 2024
Pellicule d’acrylique sur papier Arches Rives BFK
Dimensions : 40,5 x 51 cm

DATES
Du 21 mai au 14 juin 2024
Atelier-Galerie Carmelle Pilon, sur rendez-vous.
Du 30 avril au 5 mai 2024
Exposition au Belgo – Espace 442
5 juillet au 17 août 2025
Espace culturel Cookshire Eaton
ÉQUIPE
Promotion et relation de presse : Le projet collectif
Photographie : Guy L’Heureux
Encadrement : Tout Autour
Soutien à la rédaction : Robert Bernier
Vente : Galerie Éric Devlin
MERCI
Aux acheteurs et collectionneurs, ces indispensables amateurs d’art, mécènes et visionnaires. Un merci spécial à Mesdames Moronval et Billo !
Merci à tou·te·s les ami·e·s, les collègues, les « fans », ma famille élargie qui encouragent ma démarche sans réserve.
Éric Devlin, pour son amitié et son soutien indéfectible.
Robert Bernier, pour son soutien aux textes et son partage de connaissances sur le subtil de la vie des arbres.















